
Il existe dans Notre Passé une ressource fossilisée qui ne demande qu’à croître, une branche particulière qui, pour nous, soutient l’amour de la vie.
Parfois la vie produit des coupes sévères, des arrêts drastiques qui nous amènent à croire que la vie nous a quittés, emportant avec elle joie et confiance, légèreté et bonté. Cette ramure vivante devient comme figée, déracinée ou décapitée.
Ce qui reste est le souvenir du bonheur perdu qui avec le temps se fixe dans une image. Dans cette image se concentre à la fois le bonheur et la perte, la joie et la douleur. Quelque chose en nous ne comprend pas. Nous sommes comme arrêté(e)s net, vidé(e)s de notre substance.
Cette image devient un repère dans le temps qui raconte notre histoire et ce repère crée le blocage impossible à franchir..
Il faut savoir regarder où la vie s’est pétrifiée et repartir de là pour lui donner l’autorisation de donner vie à nouveau. Il ne s’agit pas tant de retrouver la branche pour en faire une bouture, que de créer les conditions de son dégel. Parce que la vie est là, attendant que notre volonté donne à la sève le droit d’à nouveau circuler.





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