
Parler de Dieu est difficile tellement le mot lui-même est imprégné de peur, de colère et d’incompréhension. On pourrait être tenté d’esquiver le problème en nous tournant vers un autre mot mais on ne ferait que fuir le problème.
La blessure de l’Homme occidental concernant Dieu est béante, on ne peut tricher en évacuant le problème par une pirouette. Le résultat est similaire concernant la religion. Il est possible de fuir les monothéismes pour se consoler dans les philosophies extrêmes orientales mais pour la plupart d’entre nous quelque chose vient à manquer.
Notre psyché est lié au monde monothéiste même si nous avons des souvenirs et des attirances pour d’autres façons d’être. Quelque chose du monothéisme est notre fondement, c’est une chamane qui vous l’affirme. Nous sommes relié(e)s à l’Un. Au principe de l’Un.
Alors qu’allons-nous faire pour nous réconcilier avec ce grand principe ? Vous je ne sais pas, mais moi je tiens à lui faire face et le laisser m’interroger ? À une heure où émerge le principe du féminin divin, il nous faut commencer par faire la paix avec celui du masculin divin. Nous l’avons tellement malmené que nous confondons nos propres errances et nos propres blessures avec ce qu’il est.
Nous sommes certes à l’aube d’une nouvelle ère spirituelle, mais comment pourrait-elle advenir si notre cœur s’en méfie. Le principe féminin incite au retour sur soi dans le concret de notre vie. C’est ce que l’on entend derrière le: « Et vous, que dites-vous que je suis ? Pour vous qui suis-je ? » de Jésus dans les évangiles. Il faut commencer par parler en vérité. Où en sommes-nous véritablement de notre relation à ce qui nous fonde, ce dont nous venons et où nous retournerons ?




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