Reconnecter à la foi après la tempête émotionnelle

Partir ou rester.

La foi est la confiance en la bonté du principe divin qui gouverne la vie. C’est celle qui est nécessaire pour tenir bon dans la tourmente, celle qui permet de faire des miracles en s’interdisant de renoncer.

La foi n’est pas la perception de la bonté de Dieu, elle en est le souvenir.

Après une grande et longue épreuve, quand le véritable danger est passé mais que la paix et l’équilibre n’est pas encore là, une colère terrible peut remonter. Étrangement c’est là que commence à s’exprimer notre rage devant le divin. Peu importe comment on nomme ce qui nous fondait jusque là, Dieu, la Vie, la Source, c’est là que l’on réinterroge sa foi. Et c’est là qu’il faut retenir sa fureur. Parce qu’à ce moment là, ce n’est pas Dieu que l’on rejette mais notre peur que l’on hurle.

Confondre notre peur avec notre colère peut nous faire faire un choix terrible, nous amenant à renier notre lien avec notre connexion divine et à retarder d’autant notre réconciliation avec la vie. Alors que vivre en conscience ce moment où l’on croit tout remettre en question de notre relation à notre divinité, peut nous donner l’espace et le temps de décharger le choc de notre souffrance.

S’accorder ce temps de la colère sans tout casser, c’est vider notre sac en toute sécurité et évacuer la charge émotionnelle qui pourrait nous empoisonner. Mieux vaut regarder Dieu bien en face pour lui dire notre rage que de faire demi-tour et lui claquer la porte. Hors de son regard il ne peut plus nous atteindre. Nous nous retrouvons seul(e) à porter le fardeau qu’on ne peut plus tenir, loin de la douceur à venir dont nous aurions tant besoin.

Après l’épreuve, le moment de la colère est juste l’étape nécessaire pour décharger notre cœur de la tristesse infinie qu’il a dû supporter.

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A mon sujet

Bonjour à toutes et à tous,

je m’appelle Lucile Dmitrieff et je suis une amoureuse des cafés où j’écris presque tous les jours. Je souhaite dédier ce blog à des réflexions avec peu de correction de style et beaucoup d’improvisation. J’ignore qui me lira et même si quelqu’un me lira, j’ai simplement l’envie de rassembler mes pensées pour mieux me lire moi même. Ami(e)s lecteurs soyez indulgents, je vais sûrement m’améliorer avec le temps..